Le terme Black Box sert tout d’abord à décrire un procédé de conservation de l’information lors de catastrophes aériennes, mais il peut contenir un sens plus large. En cybernétique, le terme illustre un principe de communication. La boîte noire est la métaphore du cerveau humain. Afin de saisir le comportement d’un humain ou d’une machine il suffit d’analyser les différences entre les inputs et les outputs. Le projet Black Box prend une autre approche, il ouvre la boîte et rend visible le fonctionnement chaotique de la communication cybernétique.
Techniquement, l’installation est constituée de quatre écrans disposés en forme de cube (CAVE) et d’un système de sonorisation quadraphonique dans lequel les spectateurs sont invités à pénétrer.
Le projet repose sur l'utilisation des éléments de base du rythme pictural et sonore. Il vise la plus grande complexité d'informations avec le minimum d'éléments. En accord avec les principes du duo, le langage de Black Box débute par une proposition simple (lumière vidéo et sons tramés) qui évolue vers un discours visuel et sonore complexe. Les spectateurs, englobés dans un univers vidéo musique immersif, sont forcés de choisir leur perspective. Que l’on soit à l’extérieur ou à l’intérieur de la boîte, chaque performance et chaque expérience est différente de la précédente. Le spectateur, plongé dans un univers abstrait, construit son propre point de vue, tant sur le plan du panorama que de sa perception de l’oeuvre.
Crédits Musique : Alain Thibault
Visuels : Yan Breuleux
Programmation : Luc Lavergne
Remerciements : Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada,